Comme un fils (ex Service public, ex Un enfant pas comme les autres)

Cinéma

Genre : Drame

Stade : Terminé

Dates de tournage : du 20 février au 29 mars 2023 (6 semaines)

Lieux de tournage : Paris, région parisienne (Région Ile-de-France)

Sortie : 06/03/2023


Réalisation
  • Nicolas Boukhrief
Scénario
  • Nicolas Boukhrief
  • Eric Besnard
Musique
  • Rob
Production
  • Eskwad
Coproduction
  • Goodfellas (ex Wild Bunch International)
Distribution
  • Le Pacte
Diffusion
  • Canal+
  • Ciné+
Partenaire(s)
  • Cofinova (Sofica)
Ventes Internationales
  • Goodfellas (ex Wild Bunch International)
Producteur Exécutif
  • Frédéric Doniguian
Direction de Production
  • Edouard Dupont
Image
  • Eric Gautier (AFC)
Acteurs
  • Vincent Lindon
  • Karole Rocher
  • Stefan Virgil Stoica
Presse
  • Marie Queysanne

Synopsis

Jacques Romand est un professeur qui a perdu sa vocation. Témoin d’une agression dans une épicerie de quartier, il permet l’arrestation de l’un des voleurs : Victor, 14 ans. Mais en découvrant le sort de ce gamin déscolarisé que l’on force à voler pour survivre, Jacques va tout mettre en œuvre pour venir en aide à ce jeune parti sur de si mauvais rails. Quitte à affronter ceux qui l’exploitent. En luttant contre les réticences mêmes de Victor pour tenter de lui offrir un avenir meilleur, Jacques va changer son propre destin…

Précédent synopsis
Jacques Romand est un professeur d’histoire solitaire en passe de perdre la foi. Dépassé un matin par l’agressivité d’un lycéen, il quitte sa salle de classe et se met “en dispo” pour une durée indéterminée. Un soir, il est témoin d’une agression commise par trois jeunes voleurs. Contraint de s’impliquer, il arrête l’un d’eux : c’est un Rom de 14 ans. Son statut de mineur empêchant toute incarcération, Jacques le re-croise et décide de le prendre en charge… Débute alors un engrenage irréversible.

Paroles
Comme un fils est né de deux idées.
Après l’assassinat de Samuel Paty, je voulais tout d’abord écrire un film sur l’importance de la figure du professeur. Et rendre hommage à ceux qui m’ont aidé à me constituer. Nous avons tous en mémoire des professeurs, des maîtres, qui ont très fortement influé sur notre destin. Mais beaucoup de longs-métrages ayant déjà été faits sur le sujet, et des très bons, je cherchais dans mon histoire à sortir de la structure professionnelle dans laquelle ce personnage évolue la plupart du temps pour parler de la figure d’un professeur en soi, hors de son contexte. Hors de l’école, du collège ou du lycée qui servent quasi systématiquement de cadres aux films sur l’éducation.
On entend souvent dire aujourd’hui, et au plus haut sommet de l’état, que le professeur est un des “piliers de la République”. Tourner une histoire entière hors du contexte de l’école me paraissait être une bonne façon d’honorer ces héros du quotidien. Comme il existe par exemple des dizaines et des dizaines de films sur des policiers qui ne se passent pas forcément dans les commissariats.
La seconde idée est née en voyant sur scène plusieurs humoristes faire des piques d’un humour assez pauvre sur la communauté des Roms. Je me suis demandé pourquoi ces humoristes, immigrés de 2ème ou 3ème génération et qui évoquent régulièrement le racisme dont ils ont pu être les victimes, tapaient volontiers sur les Roms, tout comme du reste des comédies françaises grand public. Cela m’a donné envie de me renseigner sur cette communauté, qui souffre sans doute aujourd’hui de la plus grande forme de racisme endémique puisque tout le monde se permet de la moquer méchamment, voire violemment, sans aucun complexe. De se moquer de leur misère. Dans la période actuelle, faire le moindre trait d’humour déplacé sur n’importe quelle communauté peut vous valoir de sérieux problèmes d’image, mais pour les Roms, non. Tout le monde semble avoir oublié qu’après les Juifs, c’est le deuxième peuple qui a été le plus exterminé par Hitler pendant la guerre précisément en raison de leur race…” (Nicolas Boukhrief)