Les Immortelles (ex Sad Liza)

Cinéma

Genre : Drame

Budget : 2,56 M€

Stade : Financement

Dates de tournage : automne

Lieux de tournage : Région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Marseille, Camargue…)


Réalisation
  • Caroline Deruas
Scénario
  • Caroline Deruas
  • Maud Ameline
  • Victoria Kaairo
  • Jihane Chouaib
  • Agnès de Sacy
Production
  • Les Films de la Capitaine
Coproduction
  • Cala Filmproducktion (Allemagne)
Distribution
  • Tandem
Partenaire(s)
  • Ciclic - Région Centre-Val de Loire (aide à l’écriture, 2016)
  • Région Provence-Alpes Côte d'azur (aide à l’écriture ; aide à la production, 2e session 2021, 200.000€)
  • CNC (aide au développement)
  • Résidence Moulin d'Andé-Céci (2017)
  • Industry Village des Arcs Film Festival - Village des coproductions (2016)
  • Rencontres de coproduction francophone (RCF) (Luxembourg, novembre 2019)
  • Creative Europe MEDIA
  • Ville de Nice
Acteurs
  • Lena Garrel
  • Yoanna Bolzli
  • Niels Schneider

Synopsis

Charlotte et Liza sont deux amies de 17 ans au caractère aussi opposé que complémentaire. Elles traversent côte à côte leur adolescence joyeuse, et partagent leur désir des hommes comme leurs projets d’avenir. Mais Liza est soudainement emportée par une rupture d’anévrisme et Charlotte se retrouve seule, un pied tendu vers la vie adulte, avec des rêves pour deux.

Bon à savoir
Caroline Deruas a réalisé en 2018 un court métrage ayant déjà pour titre Les Immortelles. L’histoire : Charlotte vient se recueillir sur la tombe de son amie Liza. Elles ont 17 ans et la mort les sépare, mais aujourd’hui, elles en ont décidé autrement.

Note d’intention
“C’est une histoire qui m’est arrivée pendant mon adolescence. L’année du Bac, j’ai perdu ma meilleure amie. On avait 17 ans, on habitait dans le Sud de la France, et c’était une période où l’on était très naïves, pleines de rêves, tendues vers l’avenir : monter à Paris, faire des films pour moi, de la danse pour elle, faire l’amour pour la première fois avec un garçon… C’était assez joyeux et quand elle a été arrachée à la vie, je me suis sentie très seule et en grande culpabilité de me retrouver avec ce droit de vivre, et pas elle. Sad Liza parle de cette ode à l’adolescence, de cette joie, et pour la part plus dramatique, je vais me resservir de l’onirisme.” (Caroline Deruas)

“Nous avions 17 ans, nous vivions dans une petite ville bourgeoise du sud de la France, deux adolescentes plutôt privilégiées qui partageaient des rêves de cinéma sans trop y croire vraiment. Nous n’étions pas précoces, pas cultivées, mais curieuses à en mourir, et de tout. Des dévoreuses de vie et d’espoir entièrement tournées vers l’avenir, tant le présent semblait insignifiant. Nous avions le pied levé, prêtes à atterrir enfin dans la vie, la vraie.
Lorsque j’ai reposé le pied par terre, dans cette vie tant attendue, mon amie n’était plus à mes côtés. Le mauvais sort l’avait saisie en plein vol. Elisabeth est morte à 17 ans. J’ai longtemps désiré faire un film sur notre amitié, sur notre élan brisé, sur sa vie tant désirée puis brutalement amputée, sur ma culpabilité qui en a découlé. Mais je ne retrouvais plus la joie de vivre qui était la nôtre, je n’avais pas assez de distance. C’était il y a 20 ans…
Aujourd’hui, l’adolescence de ma fille me permet de revenir sur cet épisode de mon existence. En mêlant son adolescence à la mienne, j’ai, je crois, enfin pu trouver la distance qui me manquait, et donner à cette histoire la dimension romanesque que je souhaitais.
Le parti pris narratif du film est de raconter une amitié qui aurait la force de traverser toutes les épreuves, même celle de la mort.
Les couleurs seront vives, le film sera expressif. Loin de la simple chronique naturaliste il sera teinté d’une couleur subjective, excessive et romantique. Je souhaite à travers l’image, exprimer notre excessivité et assumer des moments d’envolées aussi lyriques que nous l’étions. Je rêve d’une image enflammée, des jets de couleurs. J’imagine un film fait de ruptures esthétiques, un film au rythme musical où l’on prend aussi le temps de regarder nos deux héroïnes, de les écouter. Je souhaite que l’esthétisme du film n’empêche pas l’émotion, mais au contraire, l’accompagne et y participe.” (Caroline Deruas)

In english dans le texte
Charlotte and Liza are 17. Their characters are as opposite as complementary. They cross side by side their joyful adolescence, and share their desire of men as their future project. But a tragedy arises that separates them and Charlotte is left alone, on the path of adulthood, with dreams for two.