L’Ascension du Haut Mal

Cinéma

Genre : 1er LM Animation

Budget : 3,7 M€

Stade : Financement


Réalisation
  • Christophe Gérard
Scénario
  • Mariette Désert
  • David B.
  • Christophe Gérard
Production
  • Les Films du Poisson
  • Acqua Alta
Coproduction
  • Submarine (Pays-Bas)
  • Tchack
Partenaire(s)
  • CNC (Avance sur recettes, mai 2019 ; aide aux nouvelles technologies)
  • Procirep-Angoa
  • Rencontres de coproduction francophone (RCF) (Luxembourg, novembre 2019)

Synopsis

Adaptation de la série de bande dessinée éponyme de David B. édité par L’Association.

Pierre-François a six ans quand il voit son grand frère soudainement terrassé par une maladie étrange : le Haut Mal. En 1965, c’est encore comme ça qu’on appelle l’épilepsie et face à elle, la médecine traditionnelle est impuissante. Alors les parents se jettent dans toutes sortes de thérapies bizarres, spiritisme, macrobiotique… Mais pour Pierre-François, ils font fausse route : il sait bien que pour vaincre le Haut Mal, il va devoir rassembler les armées de Genghis Khan, conjurer les fantômes de ses ancêtres, et même faire un pacte avec des démons…

Quatrième de couv’
Le Haut-Mal c’est le nom qu’on donnait à l’épilepsie au Moyen Âge. L’Ascension du Haut-Mal c’est l’histoire d’une famille au milieu des années soixante dont le fils aîné, Jean-Christophe, est atteint par cette maladie à l’âge de sept ans. C’est le regard que porte son petit frère, Fafou, qui devient David, sur le bouleversement que ses crises entraînent dans la famille, sur la façon dont les adultes, parents, médecins, passants, charlatans, gourous, réagissent et tentent de guérir Jean-Christophe. Ce sont les souvenirs des ancêtres de la famille. C’est tout l’imaginaire que Fafou projette sur le monde et les événements qui l’entourent et qui participent à la construction du dessinateur qu’il est devenu.

Note d’intention
“Rares sont les œuvres dont la lecture vous bouleverse jusqu’à vous tarauder des années après, qui à travers le prisme d’une histoire personnelle, touchent à l’universel, qui remettent tout à plat avec la force de l’évidence. L’Ascension du Haut Mal de David B. est l’une de ses œuvres et les six tomes de la bande dessinée qui relatent l’enfance et la jeunesse de l’auteur continuent de faire des remous des deux côtés de l‘Atlantique. Je me souviens précisément combien la première fois que j’ai eu L’Ascension du Haut Mal entre les mains, j’ai été abasourdi et bouleversé par la puissance des dessins.
Cette histoire retrace un vécu intime et je veux le rendre dans toute sa démesure. Comment accepter qu’un frère malade se mette à prendre toute la place ? Comment devant l’apparente impuissance du monde à le guérir, peut-on se construire et avancer ? Ce que raconte L’Ascension du Haut Mal, c’est l’histoire d’un amour malgré tout, un amour entre deux frères qui persiste jusque dans les heures les plus sombres de la maladie et les actes extrêmes, à la fois pathétiques et drôles, auxquels conduira cet amour.
Je voudrais dans ce film faire partager l’amour et le combat du petit Pierre-François. Grâce à sa vitalité, sa malice enfantine, sa rage, sa curiosité, il ne désarme pas et avance coûte que coûte. Bien sûr, il y a les moments de désespoir, les défaites, mais il tient bon. Ses dessins lui servent d’exutoire et le sauvent in fine. Pour lutter, Pierre-François recrée le monde à la mesure de ses rêves. Il exorcise ses démons sous forme de figures qu’il tente d’affronter: le monstre multipède et la montagne du Haut Mal. Car donner une forme au mal, le rendre tangible, c’est déjà le maîtriser un peu.” (Christophe Gérard)