La más dulce

Cinéma

Budget : 2 M€

Stade : Financement

Dates de tournage : été 2022

Lieux de tournage : Maroc, Espagne


Réalisation
  • Laïla Marrakchi
Scénario
  • Laïla Marrakchi
  • Delphine Agut
Production
  • Cinestesia
Partenaire(s)
  • Ateliers de l'Atlas (Festival du film de Marrakech) (novembre 2021)

Synopsis

Tanger. Fatéma sort tout juste de prison. Mère d’un garçon de 9 ans, elle veut partir pour la saison des fraises, en Andalousie. L’Espagne, pour elle, c’est un Eldorado, le rêve de se faire suffisamment d’argent pour pouvoir repartir dans la vie avec son fils, une deuxième chance qui lui est donnée et qu’elle ne veut pas rater. Mais une fois là-bas, Fatéma est très vite rattrapée par la réalité. Heureusement elle se lie d’amitié avec Amina, Saida et Khadija, des mères, des filles de la campagne. Ensemble, elles vont affronter la dureté du travail dans les serres, les conditions déplorables dans lesquelles elles vivent, le harcèlement… Isolées, elles vont survivre dans ce pays dont elles ne parlent pas la langue et où elles ne connaissent par leurs droits.
La más dulce raconte comment ces quatre femmes vont prendre la parole pour dénoncer ce qu’elles ont vécu au risque de tout perdre, leur famille, leur pays…

Paroles
La más dulce, “la plus sucrée” en Espagnol, remonte à l’origine de la fabrication de ces fraises qu’on achète dans les supermarchés d’Europe. L’Espagne exporte 300 000 tonnes de fraises, chaque année et représente 600 millions d’euros. Derrière cette industrie, tout un monde caché et clandestin, de femmes et d’hommes nord africains, sub-sahariens, d’Europe de l’est… J’ai envie de faire un film politique qui raconte le destin de quatre femmes qui doivent se soumettre à la loi du plus fort, se taire et travailler dans les champs pour gagner de l’argent. Elles répondent au capitalisme racial et patriarcal qui les met dans une situation d’invisibilité parce que ces femmes ne parlent pas la langue, n’ont pas de droits, pour la plupart elles sont analphabètes, mères et parfois divorcées et donc vulnérables. À la manière d’un “survival” ou d’un film carcéral, les montrer dans les serres de plastiques prendre la parole et se révolter contre le système…” (Laïla Marrakchi)