Kommunioun (stoppé)

Cinéma

Genre : Drame Epouvante-Horreur

Budget : 3,89 M€

Stade : Développement

Dates de tournage : automne 2020

Lieux de tournage : Luxembourg, Belgique, France


Réalisation
  • Jacques Molitor
Scénario
  • Jacques Molitor
  • Régine Abadia
Production
  • Les Films Fauves (Luxembourg)
Coproduction
  • Novak Prod (Belgique)
Partenaire(s)
  • Film Fund Luxembourg (aide au développement ; aide à la production)
  • Venice Gap-Financing Market (2019)
  • Wallimage (aide à la production, octobre 2020, 175.000€)
  • Rencontres de coproduction francophone (RCF) (Luxembourg, novembre 2019)

Synopsis

Quand son fils Martin, âgé de 10 ans, mord jusqu’au sang un de ses camarades, Elaine (35 ans) part à la recherche des origines du garçon, chez ses grands-parents paternels Adrienne (65 ans) et Joseph (68 ans) Urwald, des viticulteurs de la Moselle luxembourgeoise. Malgré leurs valeurs conservatrices, Elaine décide de prolonger son séjour, car Martin semble aller mieux. Or, bientôt, la nature cachée de la famille est révélée à Elaine : ce sont des anthropophages qui conservent leur apparence humaine grâce à un protocole médical. Quand le clan veut élever Martin selon leur tradition, Elaine se retrouve face à un dilemme pour élever un enfant qu’elle ne reconnaît plus…

Un film de genre.

Note d’intention
Kommunioun pose la question : jusqu’où peut-on pousser l’amour d’une mère ?
Les origines du projet sont personnelles: j’ai vu le jour grâce à l’union de mes parents – originaires de deux milieux sociaux différents, mais j’ai appris bien plus tard qu’on me cachait une partie importante de mon identité. Ce choc m’a forcé à me poser des questions importantes sur la condition humaine.
Comment définissons-nous les liens familiaux ? Est-ce le partage de valeurs… ou notre identité se résume-t-elle à des pures questions de génétique ?
L’argument du film est celui de la nature contre la culture.
Elaine est enfermée dans un dilemme : elle pourrait s’échapper et laisser grandir Martin au sein de cette famille maléfique. Mais elle ne peut se résoudre à abandonner son enfant. Elle pourrait accepter la nature de Martin et tuer pour le nourrir. Résiliente, elle oppose son humanité à cette situation impossible. Elaine décide d’agir de la seule façon qui lui semble moralement juste. En acceptant de laisser Martin libre, elle perd l’enfant qu’elle a connu. Le film raconte le voyage d’une mère vers un amour inconditionnel.
Les Urwald sont l’incarnation même d’une forme de peur luxembourgeoise : celle de disparaître avec sa culture et sa langue. Alors qu’ils s’accrochent désespérément au vieux monde, Joseph et Adrienne montrent une image scintillante d’eux-mêmes, mais en réalité, ils profitent des pauvres – leur garde-manger.
Kommunioun est l’abject mélangé au sublime, la lumière aux ténèbres, une histoire personnelle sous forme de film fantastique. Je veux positionner le film parmi la tradition des films de genre à conscience sociale, qui sont aujourd’hui interprétés comme témoins de l’époque dans laquelle ils ont été produits.” (Jacques Molitor)