Encabanée

Cinéma

Stade : Développement


Réalisation
  • Fabienne Berthaud
Scénario
  • Fabienne Berthaud
  • Violette Garcia
Production
  • Haut et Court

Synopsis

Adaptation des romans Encabanée, Sauvagines et Bivouac de Gabrielle Filteau-Chiba paru aux Editions XYZ.

Quatrième de couv’
Encabanée – Anouk a quitté son appartement confortable de Montréal pour un refuge forestier délabré au Kamouraska. Encabanée loin de tout dans le plus rude des hivers, elle livre son récit sous la forme d’un carnet de bord semé d’illustrations. Cherchant à apprivoiser son mode de vie frugal et à chasser sa peur, elle couche sur papier la métamorphose qui s’opère en elle : la peur du noir et des coyotes fait place à l’émerveillement ; le dégoût du système, à l’espoir ; les difficultés du quotidien, au perfectionnement des techniques de déneigement, de chauffage du poêle, de cohabitation avec les bêtes qui règnent dans la forêt boréale…
Sauvagines – Sur les terres de la Couronne du Haut-Kamouraska, là où plane le silence des coupes à blanc, des disparus, les braconniers dominent la chaîne alimentaire.
Mais dans leurs pattes, il y Raphaëlle, Lionel et Anouk, qui partagent le territoire des coyotes, ours, lynx et orignaux, qui veillent sur les eaux claires de la rivière aux Perles. Et qui ne se laisseront pas prendre en chasse sans montrer les dents.
J’inspire les yeux fermés pour me remémorer le nid que j’ai dû quitter, ma roulotte où j’étais si bien, ma corde à linge au vent, l’odeur de rouille des feuilles d’érable, mon petit coin de paradis perdu. Puis me reviennent les traces de bottes et la boue sur mon tapis d’entrée. Et la peau du coyote que je n’aurais peut-être pas dû garder.
Bivouac –
La lutte pour le territoire peut être belle. Riopelle y met tout son cœur, tout son art, contribue au bivouac en plein bois comme à une dernière chance de sauver à la fois Gros Pin et une humanité en déroute. Pendant ce temps, à la Ferme Orléane, Anouk et Raph s’y attellent les deux mains dans la terre, portées par la possibilité d’une agriculture et d’un vivre-ensemble révolutionnaires… ainsi que la promesse de suffisamment de conserves pour retourner passer l’hiver au chaud dans leur tanière.
Mais là où certains voient une Nature alliée à protéger, d’autres voient une ressource à exploiter. Jusqu’à ce que le bois grince, que la terre craque.
Je divague. Un arbre me parle. Je pique vers lui, un hêtre de mon âge, pour flatter son écorce lisse. Toucher du bois. Mes bras sont raides comme des bâtons de ski. Je fais une prière tacite. Forêt, aide-moi.