Du grand feu ne restent que les braises

Cinéma

Genre : 1er LM

Budget : 2,37 M€

Stade : Financement

Dates de tournage : 1er semestre 2022

Lieux de tournage : Morvan (Région Bourgogne Franche Comté)


Réalisation
  • Anaïs Tellenne
Scénario
  • Anaïs Tellenne
Production
  • Koro Films
Distribution
  • Jour2Fête
Diffusion
  • France 3
Partenaire(s)
  • La Sélection annuelle Groupe Ouest (2019)
  • Région Bretagne (aide à l’écriture, 2020, 10.000€)
  • Région Bourgogne-Franche-Comté (aide à la production, septembre 2021, 200.000€)
Acteurs
  • Raphaël Thiéry
  • Emmanuelle Devos

Synopsis

Avec son œil borgne, sa carrure imposante et ses presque 60 ans, Raphaël a un physique effrayant. Il vit avec sa mère dans un pavillon situé sur le vaste domaine du manoir dont il est le gardien. Depuis que les propriétaires sont morts, son existence coule des jours tranquilles rythmés d’habitudes rassurantes.
Tout bascule la nuit où l’héritière, Garance, une célèbre artiste contemporaine, décide de revenir dans la demeure familiale pour mettre fin à ses jours. La sauvant du suicide, Raphaël tente à sa façon de lui redonner le goût de vivre jusqu’à ce qu’il découvre que cette dernière le sculpte en secret…

Précédent synopsis
Suite à un burn-out, Garance, une sculptrice célèbre d’une cinquantaine d’années décide de fuir Paris et le monde de l’art contemporain. Elle s’installe en pleine campagne, dans un manoir de famille dont elle a hérité. Pendant un an, elle cohabite avec Raphaël qui s’occupe depuis des décennies de la maintenance de la propriété et qui vit avec sa mère dans une petite maison de gardien située à l’entrée du domaine. Jusqu’à ce qu’il rencontre Garance, ce vieux garçon borgne au physique hors norme et au caractère meurtri par le regard des autres préfère le contact de la nature à celui des humains. Tombé fou amoureux de l’artiste, il se plie en quatre pour lui redonner goût à la vie, trouvant se faisant, un sens à la sienne. Incapable de dévoiler ses sentiments, il se persuade qu’ils sont réciproques, le jour où il découvre que Garance le sculpte en secret…

Note d’intention
Pour observer un objet dans son ensemble, il est nécessaire de se placer à distance. C’est donc avec un léger décalage que j’ai choisi de raconter cette histoire d’amour impossible. Mon film est un conte cruel qui dissèque comment un même regard peut à la fois vous sauver et vous détruire. Ce paradoxe, je l’explore au travers du prisme du personnage Raphaël. Je désire que le spectateur s’identifie au héros et qu’il plonge avec lui au cœur de ce parcours initiatique. Je cherche à proposer l’expérience la plus empirique pour me rapprocher au maximum des sensations que nous ressentions enfant lorsqu’on nous lisait une histoire.
En devenant la muse de Garance, Raphaël se croit aimé de cette dernière. Au-delà de la cruauté de cette illusion, je désire donner à voir avec quelle puissance les sentiments qu’il porte à l’artiste le transforment. Pour la première fois de sa vie, il s’émancipe. C’est le récit d’un homme qui, en acceptant de devenir une créature, s’approprie son existence.

Paroles
Du grand feu ne restent que les braises est un conte cruel. Le film raconte l’histoire d’un homme qui se croit aimé, et ça lui donne des ailes… Il se croit aimé par une artiste, qui le prend simplement pour sa muse, l’inspire énormément. C’est un film qui raconte comment le geste artistique et le sentiment amoureux se ressemblent beaucoup. Et comment le regard de l’autre peut à la fois immensément vous sauver et totalement vous détruire.” (Anaïs Tellenne)