Quelques jours de plus (ex Deux ou trois jours… pas plus, ex France terre d’asile, ex Coup de chance)

Cinéma

Genre : 1er LM Comédie dramatique

Budget : 3,749 M€

Stade : Terminé

Dates de tournage : février-mars 2023

Lieux de tournage : Lille et ses environs (région Hauts de France)

Sortie : 03/04/2024


Réalisation
  • Julie Navarro
Scénario
  • Julie Navarro
  • Marc Salbert
Musique
  • Arnaud Rebotini
Production
  • 31 Juin Films
Coproduction
  • Pictanovo
Distribution
  • Bac Films Distribution
Diffusion
  • Canal+
Partenaire(s)
  • Région Hauts-de-France (aide à la production, mai 2022, 200.000€)
Direction de Production
  • Monica Mele
Image
  • Sylvestre Dedise
Casting
  • Teodora Doslov
Acteurs
  • Camille Cottin
  • Benjamin Biolay
  • Amrullah Safi
  • Loula Bartilla Besse
  • Makita Samba
  • Hippolyte Girardot
  • Olivier Charasson
  • Andranic Manet
  • Saadia Bentaïeb
  • Brahim Koutari
  • Jérémy Gillet
  • Béatrice Fontaine
  • Soumayé Bocoum
  • Emeline Faure
Presse
  • Marie Queysanne

Synopsis

Adaptation du roman De l’influence du lancer de minibar sur rengagement humanitaire de Marc Salbert paru aux éditions Le Dilettante.

Arthur Berthier, critique rock relégué aux informations générales après avoir saccagé une chambre d’hôtel, découvre que le journalisme est un sport de combat. Envoyé à l’hôpital par un CRS en couvrant l’évacuation d’un camp de migrants, il tombe sous le charme de Mathilde, la responsable de l’association Solidarité Exilés et accepte d’héberger Daoud, un jeune Afghan, pour quelques jours croit-il.

Premier long métrage de Julie Navarro, qui fut précédemment assistante-réalisatrice (notamment de Gabriel Le Bommin) durant 12 ans puis directrice de casting.

Fun
Dans le film, Benjamin Biolay campe un critique rock. A un moment, il écoute du Biolay à la radio (Rends l’amour) et trouve ça nul.

Les Notes pour le dire
“Arthur a un rapport organique et intime à la musique et comme j’ai voulu être dans son point de vue, le film est rythmé par les musiques qu’il écoute. C’est son refuge mais aussi sa prison. Dans le film, le rock critique va enlever son casque audio pour se reconnecter au monde et retrouver le goût du partage. Pour le choix des musiques, j’ai beaucoup échangé avec Marc, un mélomane intolérant à la musique française, mais aussi avec Benjamin pour savoir ce qu’Arthur pourrait écouter. Benjamin a ainsi suggéré le groupe Little Joy et je tenais beaucoup aux Kinks et à Emily, la chanson des Zombies puisque c’est le prénom de la fille d’Arthur. Et puis je revendique totalement Goldman, sa dimension populaire transgénérationnelle. Et y plonger Biolay m’amusait beaucoup ! Pour la bande son, j’ai voulu sortir du rock en faisant appel à Arnaud Rebotini dont j’aime beaucoup la sensibilité.” (Julie Navarro)

Quatrième de couv’
C’était inéluctable. De même que le pointu poignard de Ravaillac devait rencontrer le royal poitrail d’Henri IV, la balle d’Oswald approcher le crâne de J.F.K., il était dans l’ordre des choses que la matraque d’un CRS entre en contact, square Clignancourt, par un petit matin venteux, lors d’une charge réprimant un campement de sans-papiers afghans, avec le front d’Arthur Berthier, héros de De l’influence du lancer de minibar sur rengagement humanitaire, roman ébouriffé de Marc Salbert. De cet impact déterminant, comme la chute en cascade d’un rang de dominos, tout découle. Rock-critic dans un quotidien, muté aux faits de société pour raisons disciplinaires, voilà notre nightclubber électrique devenu martyr du journalisme de terrain. Flanqué de son ami Hassan, Marocain bien né et photographe dragueur, il se mue en icône politique, subit une IRM, retrouve l’admiration de sa fille, l’intérêt de son ex-femme, signe un contrat avec un éditeur flairant un bon coup et surtout, surtout, héberge Daoud, un SDF afghan qui lui mitonne des spécialités culinaires locales, et s’improvise son majordome. Salbert, de concerts en boîtes de nuit, de meetings bobos en rendez-vous d’affaires, talonne son héros, personnage sémillant et émouvant, roublard et amoureux, avec une jubilation certaine. Le pic du pinacle sera atteint lors de sa rencontre avec Marzia, la soeur de Daoud, une Vénus tout en cheveux, tout en jambes, tout en tout, avec laquelle il convolera, à l’ombre du Sacré-Coeur de Montmartre, pour une éternité d’amour aussi délectable qu’exemplaire.