Bandit rouge

Cinéma

Budget : 2,96 M€

Stade : Préparation

Dates de tournage : printemps 2022

Lieux de tournage : Marseille, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur


Réalisation
  • Fred Nicolas
Scénario
  • Fred Nicolas
  • Gilles Taurand
  • François Bégaudeau
Production
  • 13 Productions
  • Tabo Tabo Films
Distribution
  • Rezo Films
Partenaire(s)
  • La Sélection annuelle Groupe Ouest (2015)
  • Valence Scénario (2017)
  • Meditalents (atelier de coproductions, avril 2019)
  • CNC (aide au développement, juin 2019, 15.600€)
  • Région Provence-Alpes Côte d'azur (aide au développement, juin 2019, 15.000€)
  • Procirep (aide au développement, décembre 2020)
Acteurs
  • Ben Attal
  • Yvan Attal
  • Corinne Masiero
  • Nicolas Duvauchelle
  • Liliane Rovère
  • Pascale Arbillot

Synopsis

Marseille 1960. Charlie refuse de faire son service militaire en Algérie et déserte l’armée française. Hors la loi en épousant la cause algérienne, il soutient le FLN traqué par l’armée et L’OAS. A la fin de la guerre, son père devra le faire arrêter pour le sauver.

Synopsis précédents
Marseille 1960. Charlie, 20 ans, refuse d’aller faire son service militaire en Algérie et déserte l’armée française. Il devient hors la loi et gravit les échelons de la délinquance sous un prétexte politique, entraînant ses amis d’enfance avec lui. Quand la guerre d’Algérie cesse, Charlie perd la justification de ses actions et s’enfonce dans la violence. Son père devra le faire arrêter pour lui sauver la vie.

Nous sommes en 1960 à Marseille. La guerre d’Algérie fait rage. À 18 ans, Cochise refuse d’aller faire la guerre et déserte l’armée.
Il épouse la cause algérienne et se lance dans sa guerre à lui, à Marseille. Avec ses copains d’enfance il vole de la nourriture, de la marchandise, pour la redistribuer aux réfugiés algériens qui s’entassent dans un bidonville.
Quand la guerre d’Algérie se termine, Cochise perd sa justification. Avec ses copains, ils sombrent dans le banditisme.

Marseille 1960. Charlie, 20 ans, est en conflit avec son père Charles, un ancien résistant décoré de la seconde guerre mondiale, communiste comme tout son quartier du nord de la ville, l’Estaque. Révolté par la guerre d’Algérie qu’il ne cautionne pas et au grand désespoir de son père, Charlie déserte l’armée Française. Devenu hors la loi, en rupture avec sa famille et la société, Charlie va passer de la colère à l’action politique, puis de l’action armée au banditisme, dans ce moment particulier de brutalité qu’est la guerre d’Algérie. Avec quelques copains rencontrés aux Jeunesses Communistes, Charlie vole de la nourriture, pille les trains de marchandises, casse les boutiques de luxe d’Aix en Provence, pour redistribuer la marchandise aux plus nécessiteux de son quartier, et au FLN pour soutenir la cause Algérienne. Il y aura de nombreux accrocs avec la police, et des morts de chaque côté. Leur cavalcade se finit par une arrestation militaire alors que Charlie et sa bande célèbrent l’indépendance de l’Algérie. On est en novembre 1963, Charlie part pour 25 ans de prison, il ne reverra jamais son père.

Note d’intention
Bandit rouge raconte l’histoire d’une rupture familiale, du meurtre symbolique du père, d’une émancipation qui se vit à travers la violence et la délinquance.
Évoquer l’histoire de Charlie Bauer entre 1960 et 1963 – ses années de feu – c’est d’abord pour moi parler d’un bandit méconnu, radical, avec des convictions politiques fortes, avec un désir de justice absolu, un Robin des bois moderne qui se perd dans ses contradictions.
C’est aussi creuser la relation conflictuelle entre un père et son fils, dans ce moment si particulier, si douloureux qu’est la guerre d’Algérie, exacerbée par la violence de l’un et de l’autre. Une grande part de l’humanité du film réside dans leur relation.
Mais c’est surtout de porter un regard actuel sur la société qui m’intéresse, à travers le passé. Sur une certaine jeunesse, marginale, composite, ouvrière, en bleu de travail, rompue au soleil. Une jeunesse qui est celle d’hier mais aussi celle d’aujourd’hui.” (Frédéric Nicolas)

Kultur
Fred Nicolas a précédemment réalisé un documentaire intitulé Rouge Bandit (56′, 2009), consacré à Charlie Bauer, produit par Sycomore Films.