Suspendu(s)

Cinéma

Genre : Documentaire

Budget : 0,22 M€

Stade : Tournage

Dates de tournage : mai 2018 - juin 2021

Lieux de tournage : Liban


Réalisation
  • Myriam El Hajj
Scénario
  • Myriam El Hajj
Production
  • Abbout Productions (Liban)
Partenaire(s)
  • CNC (Fonds d’urgence pour le Liban, aide à la production, décembre 2020, 15.000€)

Synopsis

Depuis quelques années, le Liban succombe sous le poids de la corruption et d’un passé mal digéré. Pourtant, à plusieurs reprises, un changement était possible. En 2018, Joumana, cinquantenaire et indépendante, se présente aux élections législatives face aux Seigneurs de la guerre civile. Vite, elle se fait évincer par fraude électorale. Perla-Joe, 20 ans, s’indigne contre la corruption et devient la figure principale de la révolution en 2019.
Face à ces deux femmes, Georges, octogénaire, est le témoin inébranlable d’une époque révolue dans laquelle il avait combattu. Déçu, il reste néanmoins attaché à un temps fantasmé de son passé. Perla et Joumana, pourront-elles se reconstruire et faire face à la génération de Georges qui refuse de laisser place aux jeunes ?
Alors que Georges s’accroche à ses exploits qui ont contribué à enfoncer le pays, Joumana et Perla tentent de garder espoir dans un Liban violemment secoué par une crise économique dévastatrice, et une des plus grandes explosions du siècle.

Note d’intention
Suspendu(s) est un projet né d’un besoin de communiquer sur des questions intimes et universelles : comment changer le pays dans lequel nous vivons ? Comment trouver sa place dans un pays hanté par un passé qui continue à polluer le présent, et une révolution qui vient de naître ? Et comment secouer un système politique rouillé, en place depuis plus de 30 ans ?  Quand ce projet a commencé à me tourmenter, je ne savais pas que deux ans plus tard le pays allait totalement s’effondrer. Un changement positif était encore possible mais devait se faire très rapidement. Nous étions à un tournant de notre Histoire libanaise. C’est à travers Georges Moufarrej, Joumana Haddad et Perla-Joe Maalouli, que j’aimerais questionner le passé et observer la lutte que mes personnages mènent pour un meilleur avenir. Et tant que l’Histoire ne sera pas écrite, il sera difficile pour quiconque de changer le monde ou même d’entrevoir un futur pour soi-même.” (Myriam El Hajj)