L’Effacement

Cinéma

Stade : Financement


Réalisation
  • Karim Moussaoui
Scénario
  • Karim Moussaoui
  • Maud Ameline
Production
  • Les Films Pelléas
Coproduction
  • Niko Film (Allemagne)
  • Guelta Film (Algérie)
  • Arte France Cinéma
Diffusion
  • Arte

Synopsis

Adaptation du roman éponyme de Samir Toumi paru aux éditions Barzakh.

L’Effacement proopose un point de vue sur l’aliénation d’un jeune adulte, Reda, au sein d’une famille bourgeoise algéroise, et sa lutte pour s’en sortir. L’Effacement est l’histoire d’une partie de la jeune génération bernée par les mythes fondateurs ; une histoire d’empêchement, où s’entrechoquent désirs personnels et injonctions sociales. C’est également l’histoire d’une transmission ratée, qui a créé des blancs dans les mémoires collectives et individuelles.

Quatrième de couv’
“Ce que je redoutais le plus s’est produit : mon reflet a définitivement disparu. Jusque-là, mes effacements, même s’ils étaient de plus en plus fréquents, restaient intermittents ; désormais, je n’existe plus face au miroir.” S.T. Le jour de ses 44 ans, le narrateur ne voit plus sont reflet dans le miroir. Il découvre alors qu’il est atteint du “syndrome de l’effacement”, mal étrange qui semble frapper exclusivement les fils d’anciens combattants de la guerre de Libération. Au gré de ces effacements, la nature profonde du personnage – indifférent, taciturne, absent à lui-même – se métamorphose peu à peu.
Alors qu’il tente de comprendre ce qui lui arrive, les questions du Dr B., son thérapeute, le poussent à s’intéresser à sa filiation et au milieu dans lequel il a grandi, questions qui, jusque là, ne s’étaient jamais posées à lui…
En faisant le portrait de deux générations – les “pères”, sûrs d’eux-mêmes et bâtisseurs d’un pays neuf ; les “fils”, blessés  comme condamnés à la folie -, Samir Toumi aborde le sujet crucial de la transmission. Après Alger, le cri, l’auteur témoigne, cette fois encore, d’un sens aigu de l’observation, posant un regard lucide sur sa société et son histoire tourmentée.