L’Affaire Annette Zelman

Télévision

Format : 90′

Genre : Drame Historique

Stade : Postproduction

Dates de tournage : du 16 mai au 17 juin 2022

Lieux de tournage : région parisienne (Région Ile-de-France), Nancy et ses environs (Région Grand Est)


Réalisation
  • Philippe Le Guay
Scénario
  • Emmanuel Salinger
Production
  • Nilaya Productions
Diffusion
  • France 2
Partenaire(s)
  • Région Grand Est
Acteurs
  • Ilona Bachelier
  • Vassili Schneider
  • Julie Gayet
  • Laurent Lucas
  • Guilaine Londez
  • Daniel Cohen

Synopsis

D’après l’ouvrage Dénoncer sous l’Occupation de Laurent Joly paru chez CNRS Editions.

Paris, 1942. Annette, 20 ans, et Jean, à peine plus âgé, s’aiment et l’avenir leur sourit. Mais la déportation des juifs de France va bouleverser leur destin. Contrariés à l’idée que leur fils unique épouse une juive, les parents de Jean Jausion décident d’écarter la jeune Annette Zelman… et la dénoncent à la Gestapo. La machine est lancée, c’est trop tard. Annette est déportée à Auschwitz le 22 juin 1942…

En 1978, dans Le Mémorial de la déportation des Juifs de France de Serge Klarsfeld, on peut lire : “Dans ce convoi n°3 est partie une jeune fille de 20 ans, Annette Zelman, Française coupable non seulement d’être juive, mais d’oser aimer et être aimée par un Français non juif.” Elle était juive, étudiante aux Beaux-Arts, éprise de liberté. Il était catholique, fils de médecin, écrivain et poète. Annette et Jean voulaient se marier. Les parents de Jean s’y opposaient. Dénoncée à la Gestapo par le père de son fiancé, Annette Zelman fut arrêtée en mai 1942 avant d’être déportée à Auschwitz le 22 Juin de la même année. Elle n’en reviendra pas.

L’Affaire Annette Zelman est un film d’époque dont l’histoire se déroule, en France, entre 1941 et 1942 sous l’Occupation allemande.

Quatrième de couv’
Omniprésente dans l’imaginaire lié à la France des années noires, la délation contre les juifs n’avait pourtant jamais fait l’objet d’une enquête approfondie. L’ouvrage de Laurent Joly vient combler cette lacune.
Croisant approche institutionnelle et études de cas individuels, il examine tour à tour le rôle de la dénonciation dans les pratiques du commissariat général aux Questions juives, de la Gestapo, de la préfecture de Police et du journal Au Pilori. À partir de correspondances privées inédites, il fait également revivre le destin de victimes, telle Annette Zelman, dénoncée à la Gestapo par les parents de son fiancé non juif et déportée en juin 1942.
Tout un pan de la vie et de la persécution des juifs à Paris est ainsi ressuscité : des contextes sociaux conflictuels, des stratégies de sauvetage anéanties, des vengeances sordides se donnant libre cours jusqu’aux dernières heures de l’Occupation.
La délation contre les juifs n’est pas ce phénomène de masse que l’on imagine communément. Instrument de la politique génocidaire des nazis, elle n’en a pas moins provoqué la mort de plusieurs milliers de femmes, hommes et enfants.