Jean et Corinne Luchaire (ex Corinne Luchaire)

Cinéma

Genre : Biopic Historique

Budget : M€

Stade : Financement


Réalisation
  • Xavier Giannoli
Scénario
  • Jacques Fieschi
  • Xavier Giannoli
Production
  • Waiting for Cinéma
  • Curiosa Films

Synopsis

Inspiré par des faits réels, le film sera centré sur un père et sa fille collaborationnistes en France pendant la Seconde Guerre mondiale : le journaliste et patron de presse Jean Luchaire qui s’enfuit à Sigmaringen à la Libération et fut ensuite condamné à mort et exécuté en 1946, et sa fille Corinne, actrice montante entre 1935 et 1940 avant d’être obligée d’arrêter sa carrière à cause de problèmes de santé, qui fut mariée brièvement à un officier allemand, qui partagea la fuite de son père dont elle était devenue la secrétaire et qui fut condamnée à dix ans d’indignité nationale.

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Grand espoir féminin du cinéma français à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Corinne Luchaire est la fille aînée de Jean Luchaire, patron de la presse française sous l’Occupation, qui sera fusillé en février 1946. Le 4 juin de la même année, en Chambre civique du département de la Seine, elle doit répondre du crime d’indignité nationale.

Un film consacré à l’actrice Corinne Luchaire dont l’histoire est l’une des plus tragiques avec celle de Mireille Balin pour des raisons propres à la guerre.

Repères biographiques
Deux livres racontent l’histoire tragique de Corinne Luchaire (1921-1950) : son autobiographie, Ma drôle de vie, parue aux éditions Dualpha, et Corinne Luchaire, un colibri dans la tempête de Carole Wrona (publié aux éditions La Tour Verte)
A la veille de IIe Guerre mondiale, Corinne Luchaire est une jeune star du 7e Art, promis à un brillant ave­nir d’actrice. Mais c’est aussi la fille de Jean Luchaire, directeur des Nouveaux Temps à partir de novem­bre 1940 et imposé par son ami Otto Abetz à la tête des organisations professionnelles de presse : la Corporation nationale de la presse française. Jean Luchaire prônera ouvertement la Collaboration – bien qu’ayant protégé des juifs, notamment Simone Kaminker, la future actrice Simone Signoret.
En 1944, à Sigmaringen, son père lancera encore un quotidien destiné aux français du STO et sera nommé com­missaire à l’information de la Commission gouvernementale créée par Fernand de Brinon. Réfugiée en Italie, la famille Luchaire est finalement arrêtée et le père condamné à mort et exécuté le 22 février 1946.
À travers le regard sincère et souvent ingénue de Corinne Luchaire, ses confidences et ses souvenirs – notamment ses rencontres ou ses amitiés dans le monde de la politique (Otto Abetz, Curzio Malaparte, le ministre de Mussolini Pavolini, les Français de Sigmaringen, etc.) et du spectacle (Jean-Pierre Aumont, Danielle Darrieux, Fernand Gravey, Michel Simon, Charles Trénet, Ray Ventura, etc.), tous les évé­nements dramatiques, mais aussi bouleversants et fascinants d’une épo­que qui ne cesse encore aujourd’hui de nous hanter. L’actrice Corinne Luchaire s’est éteinte en 1950.